la tarte aux cerises industrielle

Au moment où je rédige mon livre « Notre poison quotidien », qui sortira en même temps que mon film éponyme sur ARTE, je tombe sur ce texte, consacré à « la tarte aux cerises de supermarché« .

Il a été rédigé par Claude Bourguignon, un ingénieur agronome qui travailla à l’INRA, avant de quitter l’honorable maison pour cause de désaccord. Spécialiste de la microbiologie des sols, c’est lui qui démontra, pour la première fois, que les sols cultivés à grand renfort d’engrais chimiques et de pesticides, étaient biologiquement … morts. Tout ce qui fait la vie, et donc la qualité des terres, à savoir les populations microbiennes et fongiques, est détruit par les produits chimiques, conduisant à une perte des nutriments et à l’érosion des sols.

Membre de la Société américaine de microbiologie – en France , il n’ y a plus aucune chaire de microbiologie des sols, y compris à l’INRA! – Claude Bourguignon a créé avec sa femme le Laboratoire d’analyse microbiologique des sols, qui intervient dans de nombreux pays, pour aider les agriculteurs à retrouver la fertilité de leurs sols.

Voici, en tout cas, la liste des produits chimiques utilisés pour la fabrication d’une tarte aux cerises de supermarché, depuis le champ de blé jusqu’à l’usine agroalimentaire.

Bon appétit!

Histoire de la Pâte
Pour obtenir la farine, les grains de blé ont été enrobés d’un fongicide  avant semis. Pendant sa culture, le blé a reçu de 2 à 6 traitements de  pesticides selon les années, 1 traitement aux hormones pour raccourcir les tiges
afin d’éviter la verse et 1 dose importante d’engrais: 240 kg d’azote, 100 kg  de phosphore et 100 kg de potassium à l’hectare, tout de même !
Le blé moissonné, dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfide de carbone, puis arrosés au chlopyriphosméthyl. Pour la mouture, la farine reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l’acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l’amylase.
Ensuite, il faut faire lever la pâte. La poudre levante est traitée au  silicate de calcium et l’amidon est blanchi au permanganate de potassium. Pas de  pâte sans corps gras. Ceux-ci reçoivent un antioxydant (pour éviter le
rancissement) comme l’hydroxytoluène de butyl et un émulsifiant type lécithine.

Histoire de la Crème
La crème sur laquelle vont reposer les cerises se fait avec des oeufs, du  lait, et même de l’huile.
* Les oeufs proviennent d’un élevage industriel où les poules sont  nourries avec des granulés contenant des :
– antioxydants (E300 à E311),
– arômes,
– émulsifiants: alginate de calcium,
– conservateurs : acide formique,
– colorants : capsanthéine,
– agents liants: lignosulfate
– et enfin des appétants : glutamate de sodium, pour qu’elles puissent  avaler tout ça.
Elles reçoivent aussi des antibiotiques, bien entendu, et surtout des anticoccidiens. Les oeufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l’acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.
* Le lait provient d’un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques :
– antibiotiques : flavophospholipol (F712) ou monensin-sodium (F714)
– antioxydants : ascorbate de sodium (F301), alphatocophérol de synthèse
(F307), buthyl-hydrox-toluène (F321) ou éthoxyquine (E324),
– émulsifiants : alginate de propylène-glycol (F405) ou polyéthylène  glycol
(F496),
– conservateurs : acide acétique, acide tartrique (E334), acide  propionique
(F280) et ses dérivés (F281 à E284),
– composés azotés chimiques : urée (F801) ou diurédo-isobutane (F803),
– agents liants : stéarate de sodium,
– colorants : F131 ou F142
– et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout ça,  comme le glutamate de sodium.
* Les huiles, quant à elles, ont été :
– extraites par des solvants comme l’acétone,
– puis raffinées par action de l’acide sulfurique,
– puis lavageà chaud,
– neutralisées à la lessive de soude,
– décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium
– et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc.
– Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.
La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des  stabilisants comme l’acide alginique (E400).

Histoire des Cerises (complété d’apres des elements de « Aromatherapie »  Jean Valnet 1990, Maloine)
Les cerisiers ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années.
* Les cerises sont :
– décolorées à l’anhydride sulfureux
– et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine.
– Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d’aluminium
– et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202).
Elles sont enfin enduites d’un sucre qui provient de betteraves qui, comme  les blés, ont reçu leur bonne dose d’engrais et de pesticides. Ce sucre est  extrait par :
– défécation à la chaux et à l’anhydride sulfureux,
– puis décoloré au sulfoxylate de sodium,
– puis raffiné au norite et à l’alcool isopropylique.
– Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.
Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est necessaire d’ajouter un parfum artificiel alimentaire. Ce parfum est une recréation synthetique du goût et de l’odeur à partir d’éléments  artificiels
issus de la chimie du pétrole aux prix de revient extrêmement faibles-  par économie d’echelle – en comparaison du parfum naturel de fruit.
L’exemple developpé est ici la cerise, mais de tels composés servent à recréer aussi bien des parfums artificiels de fraise, d’ananas, de framboise, de miel, de  caramel, de muguet.. etc.
* Le parfum artificel de cerise se compose donc des molécules synthetiques (donc à la stéréochimie inversée) suivantes :
– acétate d’ethyle
– acéthyl méthylcarbinol
– butyrate d’isoamyle
– caproate d’ethyle
– caprylate d’isoamyle
– caprate d’ethyle
– butyrate de terpenyle
– geraniol
– butyrate de geranyl – acetylacetate d’ethyle
– heptanoate d’ethyle
– aldéhyde benzoique
– aldéhyde p-toluique
– vanilline
– essence artificielle d’amande amère SAP
– essence artificielle de girofle Bourbon
– essence artificielle de cannelle Ceylan
– essence de lie de vin .

40 réflexions sur « la tarte aux cerises industrielle »

  1. Et je parie que vous n’avez pas le moindre début d’idée de ce que son les composés cités. Donc vous essayez encore de faire peur (« recours forcé à l’émotion », raison de suspension de votre prix Albert Londres) avec la nomenclature chimique. Minable mais fidèle à votre genre.

  2. évidemment , elle ne sait pas de quoi elle parle , il s’agit juste de faire peur…. Amusant que MMR parle de « stéréochimie inversée » , terme qu’elle a du repiquer sur un forum sans même comprendre ce qu’il veut dire…
    par ailleurs, j’ai beaucoup aimé « en France , il n’ y a plus aucune chaire de microbiologie des sols, y compris à l’INRA! » :

    http://www.dijon.inra.fr/les_recherches/unites_de_recherche/umr_microbiologie_du_sol_et_de_l_environnement_mse

    Etes vous capable d’écrire 10 lignes sans mentir ?

  3. au moins Marie Monique Robin nous permets d’éclairer notre comportement de consommateur :

    contrairement à l’industrie des cosmétiques ou somme toutes, on n’est pas obligés d’en consommer pour vivre , l’alimentation c’est une autre affaire .

    les anton , la coupe est pleine et autres suppots de monsanto voudraient très certainement nous faire croire que l’alimentation industrielle à la sauce tricatel est ce qu’il y a de meilleur pour nous nourrir .

    force est de croire que les pseudo anton , coupe est pleine et autres suppots de monsanto , aujourd’hui ne permettent meme plus aux gens qui veulent avoir la liberte le CHOISIR leur alimentation DE DÉNONCER certains produits .

    évidement cela va à l’encontre de leur modèle qui est de produire toujours plus , d’exploiter toujours plus , d’engraisser toujours plus , au détriment d’un équilibre de bon sens et pour au final , jeter toujours plus .
    bien évidement leur modèle passe encore et toujours par la diabolisation de ceux qui ne veulent pas se conformer à cette uniformisation .

    permettez nous encore de penser , de choisir et d’etre libres.
    quand votre monde , messieurs les suppots de monsanto , sera le monde que vous revez , a savoir un monde corporatiste dont l’alimentation sera gérée au niveau planetaire par Monsanto , nous n’aurons plus cette liberté …
    mais ce monde n’est pas encore le votre

  4. Les commentaires sont parfois rigolos. L’un accuse de recours forcé à l’émotion, quant on sait que la filière industrielle pollue. Peut être un mal nécessaire mais ce qui n’est jamais assez dit. L’autre ne se rend pas compte d’une coquille: bien sûr et heureusement qu’il y a des chaires de microbiologie en France.

    Le point est le suivant: doit-on croire les étiquettes? Mieux: doit-on faire une confiance aveugle aux produits industriels? Il a fallu se battre pour voir des messages sur les paquets de cigarette. Il faudrait aussi pouvoir identifier les produits toxiques quand on les connait. Tant que cela n’existe pas, il n’y a pas de raison de ne pas avoir peur.

  5. wango, si vous trouvez des produits contenant des substances non mentionnées sur l’étiquette, alors vous devez avertir les autorités. Ce n’est pas parce qu’on utilise tel produit pour traiter tel ingrédient qu’il se retrouve dans l’aliment fini (ou alors à l’état de traces, ce qui revient au même).

  6. @ citron

    Vous ne vous rendez pas compte de l’effort intellectuel colossal qu’a représenté le pompage d’un article qui traîne sur la toile depuis au moins octobre 2006. Alors, avoir une petite pensée pour les OGM… vous n’y pensez pas !

    @ Anton

    Ce n’est pas que « stéréochimie inversée » qu’elle a repiqué d’un forum, c’est tout le texte, coquilles (typographiques, pas d’oeufs) comprises. Google crache une petite centaine de résultats pour « parfum artificel de cerise ».

    Mais si, MMR capable d’écrire 10 lignes sans mentir : CTRL-C ; TRL-V et si, exceptionnellement, c’est un texte honnête… c’est bon.

    @ Marie-Monique Robin

    La déontologie journalistique ne prévoit-elle pas une obligation de mentionner la source de ce que l’on cite ?

  7. je vois pas en quoi les suppots de monsanto peuvent critiquer cet article si ce n’est qu’ils se plaisent à bouffer de la merde ou alors qu’ils n’ont qu’une volonté : la destabilisation de marie monique robin .

    je pense pour ma part qu’il s’agit des deux solutions citées

  8. @citron:

    Vous pensez vraiment que tout ça se trouve dans une tarte de supermarché… ? Réfléchissez sur l’impact sur le prix final de tous ces ingrédients…

    C’est un vieil HOAX, un de plus que MMR est allée piocher sur internet sans prendre la peine de vérifier, recouper (vous savez, tout ce que font les VRAIS journalistes). Elle ne mérite nullement le qualificatif de journaliste (si tant est qu’elle exerce réellement ce métier, ce dont on peut sérieusement douter). D’ailleurs, tous ses bouquins ne sont que des COPIER/COLLER de ce style !

  9. ca me fait bien marrer les critiques que vous faites sur MMR et notament sur cet article …. parce que vous pensez que votre firme monsanto est serieuse ?

    pollution de la ville d’anniston aux pcb
    nombreuses corruptions pour mettre sur les marchés des produits aussi debiles que dangereux ( hormones de croissance bovine posilac par exemple )
    proces perdus malgré les nombreuses tentatives d’intimidation juridiques de la firme face a des particuliers
    publicites mensongeres sur le round up
    agent orange au vietnam

    c’est serieux ca ? c’est a ce genre de boite que vous voudriez confier l’alimentation mondiale ? alors arretez de donner des lecons de morale aux autres

  10. A propos de l’agent orange : http://monsanto.fr/actualites/idees_recues/idees_recues28.asp

    En fouillant dans le passé des grandes entreprises vous trouverez toujours ce genre de chose, et souvent pire (Volkswagen créée par Hitler, dans le macabre on fait pas pire… pour autant est-ce une raison pour ne plus acheter de voiture ?). C’est comme si vous condamniez le peuple allemand pour ce qu’il a fait en 40-45, c’est totalement débile et ça ne mène à rien.

  11. @ ogm
    et voila l’exemple meme de contre info … a ce que je sache , wolsagen ou bmw , ou sncf si vous allez par la , n’ont pas pour vocation d’avoir la main mise sur l’alimentation mondiale ….. l’agent orange n’est qu’un exemple parmi d’autres … alors c’est facile pour vous de focaliser la dessus,…. parlez donc des corruptions de monsanto, des pollutions, des hormones de croissance ….. ….. allez y …. on vous ecoute

  12. Vous pensez que Monsanto a été la seule entreprise à produire l’agent orange et à polluer ?

    A ce que je sache, Volkswageon, BMW et la SNCF ont bien pour vocation d’avoir la main mise sur le transport (y compris le fret de marchandises alimentaires).

    Mais rassurez-vous : même avec les OGM, les 10 premiers semenciers mondiaux ne représentant que le tiers du marché mondial des semences. Les 3 premiers sont Monsanto, Syngenta et Pioneer/DuPont : aucun ne détient plus de 10% du marché mondial. La quatrième est la multinationale Limagrain, une coopérative française dirigée par… des agriculteurs auvergnants ! Tous ces chiffres sont encore plus à relativiser quand on sait que ces semences commerciales ne dépassent pas 20% du marché des semences dominé par les semences de ferme.

    Comme vous le voyez, Monsanto est loin d’avoir la main mise sur quoi que ce soit ! Ce ne sont que des fantasmes.

  13. @ ogm

    je vois tout de meme une nuance majeure entre transport et alimentation … bref …

    d’un coté vous relativisez des faibles chiffres ( ici meme ) , et d’un autre vous vous gargarisez des chiffres stratosphériques réalisées par les semences bt en inde , en argentine aux states ou ailleurs … … ( en europe c’est plus compliqué parait il )

    quand on connait la propension aux plants ogm (et aux autres ) de se développer par la voie de la pollinisation ( non contrôlable ) et la police de monsanto qui pointe si les cultures détiennent des gènes de monsanto .. on peut effectivement penser immédiatement a un cheval de troie nourrissant cet objectif …

    pour parlez de fantasmes , je parle de faire attention ….

    mais revenez donc sur les comportements irresponsables et non diligents de monsanto a anniston, de la corruption pour mettre sur le marché leur hormones de croissance , sur les procès perdus contre des parties civiles …; on dirait que ca vous derange pas , que vous preferez fermer les yeux ……

    tiens … « preferer fermer les yeux « …… ca sonne bizzare tout de meme ….

  14. @wackes sepp

    C’est vrai que la sources de cette info est assez agée …
    http://biogassendi.ifrance.com/additifs.htm
    En 2002 BIOGASSENDI faisait un sujet sur les additifs alimentaires. Avec toute la verve d’un site BIO pour bien nous faire comprendre que l’on s’empoisonne.
    (Je reposte parce que s’il faut attendre après la modération !)

  15. @wackes sepp

    Mais ce site dit se baser sur un article de la revue Science&Vie n°953 de février 1997 (c’est encore moins jeune)
    Seulement là je sèches. Je ne peux trouver une copie de l’article d’origine pour savoir de quoi il retourne. Sinon c’est assez instructif de remonter la source des choses, on trouve le forum « auféminin » qui donne exactement le même tableau en 2004.
    http://forum.aufeminin.com/forum/actu1/__f20360_actu1-Histoire-d-une-tarte-aux-cerises.html

  16. Bon c’est pas Bourguignon qui à écrit l’article S&V en fait c’est Marie-Laure Moinet (Science&Vie n°953 de février 1997 p122-123) Mais je ne trouve toujours pas l’article d’origine.

  17. Monsieur Citron (votre invective du 30 août 2010 à 20:49),

    J’ai le regret de vous informer que je ne suis pas un suppôt de Monsanto. D’autre part, je ne bouffe pas, mais je mange. Enfin, ça c’est ma vie.

    En ce qui concerne Mme Robin, trouvez-vous normal qu’une journaliste, sans nul doute sensibilisée au droit d’auteur dans le cadre de ses études et certainement hypersensible à son propre droit d’auteur, se permette de copier-coller un texte sans indiquer la source, et ce, en suggérant qu’il est de Claude Bourguignon alors qu’il s’agit de la énième resucée incorporant toutes les mutations typographiques de blogueurs aux doigts maladroits ou claviers défectueux (et même ‘transgénique’ dans la mesure où il y a des morceaux qui ne sont pas de Bourguignon) ?

    Trouvez-vous raisonnable (je m’adresse aussi à Mme Robin) de répéter sans vérification l’affirmation de Claude Bourguignon sur l’absence de chaire de microbiologie des sols en France ? Et sans analyser la signification réelle de l’affirmation ? Croyez-vous qu’il s’agit d’un désastre si la microbiologie des sols est enseignée à AgroParisTech dans le cadre de l’UFR Biophysico-chimie des Sols et des Eaux ?

    Pensez-vous que les « sols cultivés à grand renfort d’engrais chimiques et de pesticides, (sont) biologiquement … morts » ? N’est-il pas remarquable que les anti-OGM claironnent de partout que les résidus de plantes transgéniques peuvent (pourraient, parce que c’est au mieux un phénomène extrêmement rare) transmettre le transgène aux bactéries du sol ? Dans des sols biologiquement morts (puisqu’on cultive évidemment les OGMs à grand renfort d’engrais chimiques et de pesticides) ? N’est-il pas remarquable que l’on puisse se convertir à l’agriculture biologique – avec des sols biologiquement morts – avec tout juste deux années de conversion ?

    Et cette histoire de tarte, pensez-vous que M. Bourguignon était qualifié pour établir une liste de produits, dont tous ne sont pas chimiques, et qui n’entrent pas tous dans la recette de la tarte ?

    Savez-vous que certaines des matières citées étaient déjà interdites avant que le texte original ne fût écrit, et depuis belle lurette ?

    Savez-vous, par exemple, que l’alpha-tocophérol de synthèse, c’est de la bête vitamine E ? L’acide ascorbique, de la vitamine C ?

    Puisqu’il est si horrible que le sucre soit extrait des betteraves par défécation (terme savant pour dire « décantation ») à la chaux, savez-vous que cette chaux est précipitée avec les impuretés et filtrée ? Qu’il n’y en a donc pas dans le sucre ? Qu’en revanche il y en a dans la farine de maïs utilisée pour les tortillas ?

    Savez-vous que le supermarché, l’artisan pâtissier et la ménagère (enfin, sauf si l’un ou l’une est un adepte du bio) s’approvisionnent chez les mêmes fournisseurs ? Que c’est la même farine, les mêmes oeufs, etc.

    Bon appétit !

  18. @ La coupe est pleine (31 août 2010 à 16:36)

    Vous m’avez intrigué avec cette référence à Science & Vie.

    Je suis donc retourné à http://www.silver47.eu/tartecerises.html et j’ai cherché « science »…

    Et je suis tombé (tout en bas) sur : « Histoire d’une tarte à la cerise de Supermarché – Science fiction. »

    Etonnant, non ?

  19. Bonjour, Installé depuis 8 mois en Argentine, dans la province de Misiones, j’essaye d’expliquer regulierement à mes voisins agriculteurs ( generalement propietaires de parcelles de 25 hectares) les dommages causés par l’usage de round up et des semences OGM qu’ils utilisent en masse. J’ai enmené le dvd « le monde selon monsanto » mais malheureusement il n’est pas disponible en espagnol. J’aurais voulu leur projeter le documentaire, ainsi que « le soja de la faim », voire meme la conference de Christian Velot sur les ogm, mais impossible de les trouver en espagnol. Pouvez vous m’aider à informer et j’espere convaincre, contre tous les revendeurs de round up et autres produits Monsanto et Bayer? Merci

  20. Je comprend d’où vient ma méprise, il s’agit de la page BIOGASSENDI. Qui d’ailleurs a été reprise assez souvent de la même manière que je l’ai compris.
    http://biogassendi.ifrance.com/additifs.htm

    En bas est stipulé comme source :
    « document (sauf encadré) extrait de Science&Vie n°953 de février 1997 p122-123 par Marie-Laure Moinet »
    Finalement S&V n’avait fait qu’un dossier sur les additifs alimentaires Mme MOINET y fait-elle référence au bouquin de Bourguignon ?

    En fait dans un premier lieu des « encadrés » il y en a plein la page, donc « sauf encadré » il ne reste que très peu de texte. Mais en fait l’auteur dans la partie qui nous intéresse a complété les infos par de sources très hétéroclites. Il cite en effet : (complété d’apres des elements de « Aromatherapie » Jean Valnet 1990, Maloine) mais aussi un bien curieux (source VS 05/02) ?

    En fait c’est depuis cette date (2004) que les compilations commencent « à dériver » sur plusieurs forums.

    Mais quelqu’un sait si le tableau d’origine de Bourguignon comporte exactement les même éléments ?

  21. a quoi bon lcep , on sait bien qu’une tarte industrielle de grande surface c’est de la merde , meme si le gout peut paraitre flatteur , ca ne vaudra jamais une bonne tarte faite avec des bons ingredients simples , fruits cueillis soit meme , de l’amour ET de la passion dans la confection .. mais ca prend plus de temps de la faire et plus de travail …. mais au moins on transforme soit meme sa nourriture …. ce sont deux conceptions differentes … on sait quelles est votre conception la coupe est pleine alors maintenant ca suffit non ? vous voyez pas que vous etes lourd ?

  22. Et non, c’est ça qui est triste, il ne voit même pas qu’il est lourd… Le pauvre, passer la moitié de sa vie à éssayer de convaincre qui? 2 ou 3 internautes? Et encore !!!
    Une chose est certaine, je n’aimerais pas être à sa place !!!

  23. @ Frédéric

    Je ne sais pas non plus si le livre de MM Robin existe en Espagnol mais il serait utile d’en sortir une version dans cette langue , ne serais-ce que pour informer l’Espagne, un des seul pays Européen dont la population est mal informée et qui en aurait bien besoin.

  24. @Citron et Mat

    Vous trouvez « ridicule » de chercher à savoir d’où viens cette liste ?

    Vous n’avez vraiment pas envie de savoir ?

  25. c’est ce dont je reve depuis longtemps:
    mettre devant l’etalage des fruits et légumes l’analyse chimique détaillé
    pour chaque produit dit « conventionnel »(185 matieres actives sont recherchées)
    apparait sur cette liste la presence ou non de pesticides ,ceux apliqués lors de la vie
    du légume ou du fruit(meme s’il l’ont ete il y a 4 ou 5 mois)
    la plupart du temps ces doses sont infinitesimales,mais on les retrouvent
    mais des fois elles depassent les doses(dja)effet cocktail?
    en contreparti je propose de mettre sur chaque rayon de produit bio ces memes
    recherches de matires actives(qui sont introuvables puisqu’on en met pas (des pesticides)
    bon evidemment ca chargerait l’etalage mais :le client acheterait en connaisance de cause
    bonne idée non?

  26. Très mauvaise idée, larigo.

    Vous pourrez avoir, d’un côté, des produits de l’agriculture conventionnelle sans aucune indication de pesticides, soit qu’aucun n’ait été appliqué (si, si, ça arrive), soit qu’ils aient été appliqués correctement et qu’il n’y ait plus de résidus.

    Et vous pourrez avoir de l’autre des produits de l’agriculture biologique avec des résidus, même en dépassement des limites autorisées, de pesticides interdits dans ce type d’agriculture (et, dans ce cas, ce n’est pas dû à la dérive des pesticides épandus dans le champ du voisin…). Enfin, si les gens de la filière sont honnêtes.

    Lisez le rapport de l’EFSA (http://www.efsa.europa.eu/fr/scdocs/doc/1646.pdf) : pour les produits analysés de l’agriculture conventionnelle, aucun résidu n’a été détecté dans 62,1% des échantillons, et 2,2% dépassaient la LMR (3,7% chez les fruits et légumes). Dans le cas des produits de l’agriculture biologique, les autorités nationales se sont – bizarrement – montrées moins empressées puisqu’elles n’ont pas fait la distinction entre échantillons sans résidus et échantillons avec, mais en-dessous de la LMR. Il s’est quand même trouvé 0,9% d’échantillons dépassant la LMR.

    Autrement dit, braves bobos-écolos et écolos-bobos si préoccupés par votre santé, lorsque vous payez vos tomates biologiques trois fois plus cher que les tomates conventionnelles (c’est en gros le ratio dans mon supermarché), c’est pour diminuer votre « risque », déjà minime, d’un facteur quatre. Attention, l’EFSA a bien insisté qu’un dépassement de LMR, pour les produits analysés, ne présente un risque pour la santé que dans des conditions très exceptionnelles.

    J’ajouterai que, dans mon supermarché, les tomates conventionnelles viennent actuellement de France et d’Espagne. Les tomates biologiques viennent de ce pays très ensoleillé et particulièrement propice à la culture de la tomate que sont les Pays-Bas.

    Des pays avec une agriculture biologique importante en surface, comme l’Autriche et l’Italie, n’ont pas fourni de données pour les produits de l’agriculture biologique. Comme c’est bizarre ! Et aucun n’a recherché les pesticides autorisés en agriculture biologique… comme la toxine Bt des épandages de bacille de Thuringe (vous savez, elle est si dangereuse quand elle est produite par une « plante pesticide »…) ou encore les résidus de neem, ou encore le sulfate de cuivre.

    Mme Robin, voilà du grain à moudre pour votre poison quotidien.

  27. @wackes seppi,
    Tu n’as rien compris, si tu crois que nous sommes des bobos, tu te trompes.
    Si tu crois que l’on va acheter nos tomates bios dans les supermarchés qui vendent leur merde conventionnel carencée, tu te trompes.
    Si tu crois que l’on fait cela uniquement pour notre santé, tu te trompes.
    Si tu crois que l’on attend d’une tomate bio uniquement l’absence de traitement de synthèse, tu te trompes.
    Nous on cueille nos tomates dans nos potagers si on en a (exempts de traitements de synthèse et nourris au compost naturel)
    Nous on achète nos tomates en AMAP ou au marché directement au paysan que l’on connait et dont on a visité sa ferme (l’argent est ainsi 100% pour le paysan).
    Nous on lui achète à son prix réel de revient de sa ferme et pas au prix dicté par le marché.
    Nous on fait cela en plus de la santé pour protéger l’environnement contre ces poisons de pesticides et engrais de synthèse (que l’on retrouvent dans le sol, les nappes phréatiques et les cours d’eau).
    Nous on préfère des aliments qui ont du goût à l’inverse de cette merde formatée, sans défaut d’apparence, sans nutriment et surtout sans aucun goût que l’on trouve en supermarché.
    Nous on préfère des aliments nourris naturellement par le sol que par des engrais de synthèse.
    Ainsi ces aliments plus riches en oligoéléments et minéraux que le conventionnel nous renforceront et éviteront que l’on achète les compléments alimentaires et médicaments des mêmes marchand d’arme que sont les vendeurs pétrochimiques de l’agro-industrie.
    Vraiment wackes seppi, vous n’avez rien compris et vous êtes à côté de la plaque.
    Comme tous les lobbistes pro OGM et ceux qui s’acharnent sur MMR et sur ceux qui osent dénoncés, tous ces commentaires confortent mes convictions et l’espoir que le monde change en voyant votre bêtise.

  28. qu’est ce qui vous empêche de faire vous même votre tarte en achetant des produits sur le marché. Il y aura moins de cochonnerie, vous n’irez pas donner votre argent aux supermarchés et consorts.
    Ce que vous mangez là n’est que le produit de votre propre fainéantise.

  29. Je suis éberlué par ce que je lis et les réactions que cet article a déchaîné … Sidéré, par la faculté humaine de se mettre des peaux de sauss devant les yeux et de les défendre avec une telle agressivité …

    Qu’il y ait des coquilles, inexactitudes dans la « recette » … pff, mais on s’en fout ! wackes seppi et autres, qui se focalisent là dessus, n’ont effectivement rien compris. L’essentiel, c’est de se poser la question de ce que l’on veut manger, et que cette nourriture soit bonne pour nous et la Nature qui la produit.

    L’intérêt de cette « Tarte » c’est de lancer le débat, pas de s’acharner sur celui ou celle qui a le courage de le lancer !

    Que Monsanto ou autres produise des produits pour augmenter les rendements … le principe est bon, il y a des hommes à nourrir sur cette Terre. Le problème est que les produits qu’ils vendent sont des poisons avérés, et que pour le cacher ils nous mentent et se foutent de nous, utilisant tout le poids de leurs lobbys, la puissance de leur communication, obtenus grâce à des bénéfices prodigieux, ceci pour faire pencher les décisions dans leur sens.

    Comme le dit très bien Cyril, la question n’est pas seulement « qu’est ce que nous mangeons », bio ou pas ; mais comment cela est-il produit, avec quelles conséquences pour l’avenir très proches ? C’est vrai, une « tomate bio » de Carrouf produite aux Pays Bas, c’est complètement ridicule.

    Pour ma part je me suis inscrit à une AMAP. Tous les lundis, je prends du temps pour aller chercher mes légumes produits par un gars du coin, sans intrants d’aucune sorte. Au final je bouffe moins de merde, lui bosse de ce qu’il aime, très peu d’impacts en terme de transport, le sol est préservé voir enrichi … Par contre c’est vrai, ça me demande plus de temps.

    Ah oui – j’anticipe l’argument éculé – je ne suis pas vraiment un bobo, juste quelqu’un qui fait des choix de vie. Qui n’est quasiment jamais malade, et quand c’est le cas se soigne aux huiles essentielles et à l’homéopathie (les granules qui ne coûtent rien, là ..) et va de temps en temps au supermarché, parce que les extrêmes, quels qu’ils soient, ne sont jamais bons.

    Un grand, grand merci à Mme Robin ainsi qu’à tous ceux qui ont le courage d’aller contre les idéologies.

  30. Bon allez, puisqu’on reproche à Monique Robin de donner dans l’émotionnel à partir de codes cabalistiques pour le public, E200, E330, etc… alors je dis : « Bravo ! » Il fallait oser, Personne ne comprends rien à ces codes, et pour cause, cette opacité sert bien à quelques larrons… Y placer de l’émotion relève de l’exploit, merci Monique ;=)

    Monique Robin oserait « braver la déontologie journalistique » ? Alors là je dis encore : « Bravo ! » Il fallait oser. Personne ne comprend plus rien à la « soupe médiatique » qui nous est servie depuis belle lurette. Cette opacité sert bien à quelques larrons… Y placer un pied-de-nez à la règle relève là aussi de l’exploit, merci Monique ;=)

    Quand aux histoires de chaires de microbiologie, merci à Monique Robin d’avoir pointé du doigt le malaise de la Recherche française dans ce domaine : La communication grand public de l’INRA dans ce domaine est lénifiante, le niveau d’alerte des populations édifiant . Cette opacité sert bien à quelques larrons… Et finalement, si on compare le « soi disant » mensonge de Monique à tous les autres, au moins le sien ne « tue » rien ni personne, pas même les microbes…

  31. Pour qu’il y ai un débat de société sur un tel sujet, il faudrait des bases sérieuses, et non une simple compilation des peurs qui font vendre , car comme les monstrueux industriels, MMR vend son « travail »… pour des Euros
    Si il doit y avoir débat, dans ce cas construisez s’il vous plait, tous les scientifiques ne sont pas vendus à l’industrie de plus l’industrie alimentaire, ne peut obliger l’ensemble des ses salariés et leurs proches à l’omertà, (cela ferait du monde)
    et, in fine, ces gens la, se nourrissent eux aussi, et finissent donc par s’empoisonner…le débat est plus profond que cela, nous sommes sur la pente dangereuse, où il est préférable de diaboliser la connaissance. Pourquoi pas des autodafés de livres de chimie organique et de pharmacie ….

    Triste époque, ou des MMR vont s’enrichir sur la crédulité du public, sans que cela ne fasse avancer quoi que ce soit.

    Arrêtons tout, MMR jetez votre portable (téléphone et PC,) ne diffusez plus vos émissions, a travers des ondes nocives, vous participez au complot planétaire, et patientez jusqu’au 12/12/2012 🙂

    Merci Arte chaine « culturelle »

    PS le bandeau de ce blog comporte des illustrations à caractère scientifique, force est de constaté que MMR en 1er plan, ignore totalement ce qui est derrière elle.

  32. d’après tous les commentaires lus,je vois beaucoup de scientifiques adherents à la cause de l’inra ,fnsea,oms,omc,…qui defendent leur casse-croute et leur grand savoir et qui tentent de ridiculiser Mme ROBIN.Le problème,c’est que de plus en plus de gens n’avalent plus leur soupe chimique aussi elaborée soit-elle dans le domaine de l’alimentation,et même si mme robin se trompe,les consequences pourraient se repercuter sur ces lobbies de la globalisation mondiale,mais pas sur la santé des gens ,alors…il est difficile de savoir exactement ce que l’on consomme avec « l’agriculture raisonnée »,et quand manifestement le choix de la transparence est occulté ou deguisé c’est surement pour eviter de nuire à leur image et aux benefices des ventes.Les ogm sont pas plus dangereux que le nucléaire(avant les accidents) se disent-ils,et je les comprends bien,et les produits chimiques utilisés sont sûrs….Comment peut parler de produits sains en culture raisonnée alors que la production de masse est uniquement motivée par l’appât du gain,aux mains de grands groupes internationals appartenant à des familles qui controlent l’economie mondiale et les pantins gouvernementaux choisis par cette elite?Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut rien voir!!! pourquoi le codex alimentarius (oms) qui est à l’origine de tous les produits chimiques que l’on peut consommer,vient d’interdire les compléments alimentaires et aussi la culture (personnelle)des plantes phytothérapiques et le commerce de ses graines? excusez-moi si je ne vous fais pas confiance messieurs les scientiques de l’inra et Cie,mais moi je préfère la soupe de Mme robin à la vôtre,malgré sa tendance « alarmiste et scandaleuse ».Sur ce bons cancers à tous…..

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